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Simon Boccanegra

Opéra Bastille
21 novembre 2018 — 19 h 30
À partir de 0,00 €
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Drame amou­reux et social por­té à l’incandescence, La Traviata (lit­té­ra­le­ment la « dévoyée ») est l’un des ouvrages les plus popu­laires de toute l’histoire du théâtre lyrique. À l’hiver 1852, Verdi assiste à une repré­sen­ta­tion de La Dame aux camé­lias d’Alexandre Dumas fils, qu’il vient d’adapter pour le théâtre. Le des­tin de cette héroïne moderne déchi­rée entre pas­sion et morale séduit d’emblée le musi­cien qui voit là pré­texte à trans­po­ser à l’opéra des thèmes contem­po­rains : le jeu cruel des appa­rences sociales, les plai­sirs de la vie mon­daine et le sacri­fice final aus­si « héroïque » que ter­ri­ble­ment humain (l’Europe est alors rava­gée par la tuber­cu­lose dont mour­ra Violetta).

Cette nou­velle pro­duc­tion de l’un des ouvrages majeurs du réper­toire devrait faire évé­ne­ment en ce début de sai­son pour trois rai­sons. Tout d’abord musi­ca­le­ment, car Jérémie Rhorer, à la tête de son ensemble Le Cercle de l’Harmonie, a déci­dé de don­ner à entendre l’ouvrage de Verdi, sans doute pour la pre­mière fois à Paris, au dia­pa­son ori­gi­nel de 432 Hz, celui dans lequel fut com­po­sée l’œuvre et que Verdi n’eut de cesse de reven­di­quer haut et fort pour son « har­mo­nie natu­relle ». Ensuite, pour la dis­tri­bu­tion réunie ici où va se côtoyer la fine fleur de cette talen­tueuse géné­ra­tion « tren­te­naire » du chant fran­çais qui a éclos ces der­nières sai­sons. Enfin, parce que la réa­li­sa­tion scé­nique est confiée à l’anglaise Deborah Warner, nour­rie au théâtre sha­kes­pea­rien et qui n’a pas son pareil pour explo­rer le ter­ri­toire des pas­sions, des tra­hi­sons et tout l’éventail des pos­sibles humains.


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Cet évé­ne­ment est com­plet.