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Simon Boccanegra

Opéra Bastille
21 novembre 2018 — 19 h 30
À partir de 0,00 €
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Mise en scène Denis Podalydès

Lucrèce Borgia, tra­gé­die ambi­va­lente et sub­ver­sive, sorte de monstre de beau­té comme d’inconvenance.

Pour sa troi­sième mise en scène à la Comédie-Française, après Cyrano de Bergerac repris cette sai­son, et Fantasio, le socié­taire Denis Podalydès revient au siècle roman­tique avec une des pièces maî­tresses de Victor Hugo, Lucrèce Borgia, entrée au Répertoire en 1918. « […] et main­te­nant mêlez à toute cette dif­for­mi­té morale un sen­ti­ment pur, […] le sen­ti­ment mater­nel ; dans votre monstre, met­tez une mère ; […] et le monstre fera pleu­rer », lit-on dans la pré­face. La mise en scène d’Antoine Vitez, en 1985 à Avignon, a nour­ri le désir du met­teur en scène de suivre Hugo dans son lyrisme pour « mieux des­cendre dans ce gouffre d’ombre qu’est Lucrèce Borgia, tra­gé­die ambi­va­lente et sub­ver­sive, sorte de monstre de beau­té comme d’inconvenance », pour res­ti­tuer la vio­lence poé­tique du drame inces­tueux.
La pièce réclame une ampleur du geste, du sen­ti­ment, un jeu qui accepte le ridi­cule et l’exagération, et marie sans rete­nue le gro­tesque et le sublime. « Hugo dans chaque scène s’emploie à tendre cet arc, à accen­tuer les contrastes. Cette loi fon­da­men­tale du drame, c’est bien dans Shakespeare que Hugo l’a prise. » La scène d’exposition s’ouvre sur une gon­dole où un groupe d’hommes débraillés, masques gro­tesques sur le visage, conte l’histoire de l’ignoble famille Borgia, rap­pe­lant com­ment les deux frères César et Jean se sont entre­tués pour l’amour de leur sœur Lucrèce.

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