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Ivo van Hove revi­site Les Damnés, cette chro­nique au scal­pel d’une famille d’industriels pen­dant la prise de pou­voir des nazis en 1933 en Allemagne. Il y voit une « célé­bra­tion du Mal » où débauche idéo­lo­gique et per­ver­sions fami­liales s’entremêlent.

« De pas­sage à Rome la semaine der­nière, je suis allé voir votre Caduta degli dei et, encore que je suive très mal votre langue, j’ai été très impres­sion­né par la force, la car­rure, l’insolence de l’œuvre. […] Les pas­sions mêlées, tous ces corps, ce mélange de choses de l’histoire contem­po­raine, de l’argent, de la pro­prié­té, de la soli­tude, de la poli­tique, de l’ambition, m’ont rap­pe­lé quelques-unes des grandes œuvres que j’ai lues et, par­fois, tra­vaillées. Je n’ai que plus appré­cié l’originalité de votre film. » Dans ces mots adres­sés à Visconti en 1969, Jean Vilar pointe déjà l’universalité du pro­pos des Damnés, ce lien avec les « grandes œuvres », ces dam­nés des ori­gines, de la famille des Atrides, de Thyeste ou de Médée. Visconti disait s’être ins­pi­ré de Shakespeare et, notam­ment, de Macbeth ; Ivo van Hove nous ramène, lui, aux tra­gé­dies antiques.
Pour sa pre­mière mise en scène avec la Troupe en 2016, le met­teur en scène revi­site cette chro­nique au scal­pel d’une famille d’industriels pen­dant la prise de pou­voir des nazis en 1933 en Allemagne. Il y voit une « célé­bra­tion du Mal » où débauche idéo­lo­gique et per­ver­sions fami­liales s’entremêlent. Sa créa­tion en juillet 2016 au Festival d’Avignon marque les esprits tant cette machine infer­nale résonne à nos oreilles contem­po­raines. « Dans l’archaïsme du dis­po­si­tif où l’ensemble des comé­diens et des tech­ni­ciens se pré­sentent à nous comme un chœur antique, dans la nudi­té souf­frante des corps et dans le sang répan­du, ce sont les Enfers que nous voyons », relève Eric Tuf.


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